Ça fait longtemps à présent que je n'ai pas sentie ta chair, chère à moi, cher aimant.
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Voila. Il est exactement 18h49 et 23 secondes. Je sais pas combien de centièmes, mais c'est la soirée. Il fait froid. Je suis posée devant l'ordinateur. Normal, comme souvent. J'aimerais écrire quelque les choses que j'ai sur le c½ur. Quelque chose que je préfère écrire que dire. Pourquoi ? Parce qu'en réalité je suis une trouillarde, même si ma langue n'est pas toujours dans ma poche, pour parler de certaines choses la difficulté entre en scène. Je viens écrire , seulement écrire . Je ne demande a personne de lire, ou alors peut-être à Lui, Elle ou Eux mais ça n'avancera rien de plus. Inutile peut-être de passer par tout cela, car tout ne restera qu'aussi flou, je ne parlerais que de quelques choses, on ne peut tout dire, ni tout écrire sur un tel support. Ne rien précipiter, ne rien dévoiler, garder cela pour soi toujours par peur. La même, même crainte qui s'accroche aux tripes, par peur des réactions, de certains mots... J'avais trop longtemps la tête tournée vers des horizons différents. Un déclic, un regard. Je comprend mieux, j'encaisse mieux, je vis mieux. Je suis heureuse. Oui, j'aimerais écrire que je suis heureuse, je souris à la vie et qu'elle me sourit, je vis au jour le jour, je ne me soucis de rien, que je profite, je me sens légère, malgré tout. Malgré le fait qu'il me manque, combien il m'est cher, les souvenirs, les envies, la reprise (bénéfique et non)... J'aimerais les écrire, j'aimerais les lui dire tout ces mots, d'une manière ou d'une autre. Qu'ils se fassent connaitre à leur juste valeur, leur juste sonorité. Mais ce ne resteront que des mots.
J'ai plus que moi-même à qui dire
Qu'il est triste mon triste empire
Qu'il est triste sans toi
Quel océan, vers quel abîme
Dis-moi où mène ce chemin
Où tu n'es pas
Car si l'on ne meurt pas d'amour
Je peux te dire qu'il est certain
Qu'on meurt de toi
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J'ai le c½ur au bord des larmes,
J'aimerais rendre les armes.
Inconsciemment je daigne y croire encore.
« Avec le temps va tout s'en va »...
Regarde ces hématomes
Tu vois, j't'ai dans la peau.